Critique : “Le Cabaret Blanche” au théâtre 14 à Paris

Cabaret Blanche

S’il y a bien un trait qui caractérise le théâtre 14 à Paris, c’est la diversité de sa programmation. En effet, chaque saison affiche au moins une pièce classique, une création et une pièce de théâtre musical. Pour cette dernière catégorie, c’est Le Cabaret Blanche de Cristos Mitropoulos et Léo Guillaume qui a été choisi cette année.

L’intrigue se déroule durant la première guerre mondiale. Mais ne vous y trompez pas, nous n’allons pas parler de ceux qui sont au front, mais de ceux qui sont restés. Blanche tient tant bien que mal son cabaret et nous fait partager l’intimité des coulisses de son établissement et surtout celle de ses relations familiales.

Repéré dans la troupe des Carboni (Un de la Canebière, L’incroyable destin de René Sarvil) Cristos Mitroupoulos, a fondé la Team Rocket Cie en 2014 (qui produit actuellement Ivo Livi ou le destin d’Yves Montand au Théâtre Tristan Bernard). Ici, cet hyperactif ne s’est pas contenté de signer le texte et la mise en scène. Il interprète également plusieurs personnages (Ont-ils tous une utilité dans l’intrigue ?) et joue de la trompette et du piano.

Autre transfuge de la troupe marseillaise les Carboni, Benjamin Falletto interprète Blanche, la tenancière du Cabaret, hyperprotectrice auprès de sa soeur Juliette (Camille Favre Bulle, parfaite dans son numéro de danseuse orientale). Excellente maitresse de cérémonie, on a particulièrement apprécié son émouvante interprétation de « Où sont tous mes amants » de Fréhel.

Enfin nous tirons notre chapeau à l’orchestre présent sur scène ainsi qu’aux arrangements musicaux. Les trois musiciens épaulés par Pierre Babolat (qui interprète Sandrex) sur quelques morceaux, proposent des arrangements jazzy de grande qualité sur des chansons intemporelles.

Et tant pis si le rythme de la pièce n’est pas aussi soutenu qu’il le faudrait, en raison certainement d’une intrigue à l’enjeu trop mince. Nous nous sommes laissés guider et bercer par les attachants personnages de Blanche, Sandrex, Juliette et Pepino, au son des chansons telles que « Dream a little dream of me » ou « Mister Sandman » des Andrew Sisters, magnifiquement interprétées.


Le Cabaret Blanche
De Christophe Mitropoulos, Léo Guillaume avec la participation de Ali Bougheraba

Jusqu’au 25 février 2017, Mardi, Vendredi et Samedi à 20h30, Mercredi et Jeudi à 19h, Samedi à 16h.

Au Théâtre 14
20 avenue Marc Sangnier
75014 Paris

Décors : Olivier Hébert. Costumes : Virginie Bréger, Christian Courcelles. Chorégraphies : Camille Favre-Bulle. Lumières : David Darricarrère. Arrangements : Stéphane Lopez, Patrick Gavard-Bondet et Djamel Taouacht. Son : Mathieu Cacheur.

Avec Camille Favre-Bulle, Benjamin Falletto, Sylvain Deguillame, Pierre Babolat
Patrick Gavard-Bondet, Stéphane Bouba Lopez, Cristos Mitropoulos, Djamel Taouacht

About Benoit Tourné 30 Articles

Passionné par le théâtre et la chanson française, j’ai été formé au conservatoire d’art dramatique de Perpignan. En 2010, j’ai rejoint le site Musical Avenue (site consacré aux comédies musicales) dont j’ai été rédacteur en chef pendant 3 ans. Je lance aujourd’hui “Vive Les Artistes” pour communiquer mon amour du spectacle vivant francophone. N’hésitez pas à me contacter. benoit [point]tourne[arobase]vivelesartistes[point]com

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